Astrevise : vers les étoiles et au-delà !

Spensa est devenue pilote et s’est engagée dans la guerre sans fin qui oppose les derniers survivants de l’espèce humaine, menacée d’extinction, aux Krell, un mystérieux peuple extraterrestre. Ayant réussi à faire réhabiliter la mémoire de son père, accusé injustement de trahison, Spensa est maintenant membre à part entière de la Force de Défense Rebelle.
Alors qu’elle vient tout juste de commencer à prendre la mesure de ses nouveaux pouvoirs cytoniques, Spensa reçoit d’une extraterrestre mourante, Alanik, les coordonnées de la station spatiale Astrevise, où se trouve la clé de la survie de l’humanité. Elle décide d’infiltrer le lieu et se trouve malgré elle piégée dans des intrigues politiques qui la dépassent.
~ Skyward, tome 2 : Astrevise, de Brandon Sanderson – Le Livre de Poche
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Merci à l’éditeur pour sa confiance lors de l’envoi de ce titre !

Est-ce que le premier tome avait été un coup de cœur sidéral ? Oui. Est-ce que ce tome deux est à la hauteur ? Re-oui. Enfin, presque. Enfin, oui.

Je dois avouer que j’ai un tout petit peu moins accroché à ce deuxième tome en termes d’ambiance. Le premier se démarquait avec cette atmosphère unique d’école de pilotage spatial, qui m’avait ultra-emballée ; ici on sort de ce contexte pour découvrir un univers plus large, fascinant certes, mais qui perd ce côté « Top Gun ». D’autre part, cette ouverture vers d’autres cultures et des enjeux plus larges implique naturellement le développement d’intrigues plus politiques, et de machinations à plus grande échelle : ces éléments narratifs ne m’emportent pas autant que d’autres, et je reconnais n’avoir pas été aussi happée par ce tome-ci que par le précédent…

Pour autant, j’ai adoré. La narration de Brandon Sanderson est toujours aussi addictive et toujours aussi fluide, et il maîtrise toujours autant les retournements de situation. Il m’a bien chamboulé le cerveau une ou deux fois ici, avec des révélations qui donnent à chaque fois une toute nouvelle dimension au récit ! Quant aux combats aériens que j’aimais tant dans le premier tome, l’auteur est parvenu à en intégrer une belle dose ici aussi, pour ma plus grande satisfaction.

Astrevise nous emmène à la rencontre de nouvelles cultures et de nouveaux personnages, dont j’ai apprécié la diversité, aussi bien sur le plan des caractéristiques physiques (qui viennent d’ailleurs questionner et moderniser la conception classique des identités de genre chez les peuples non-terriens) que d’un point de vue moral. Ces nouveaux personnages sont aussi intrigants qu’attachants, mais ce sont bien Spensa et M-Bot qui continuent d’avoir toute mon affection…

Bien entendu, ce second tome finit lui aussi sur un cliffhanger qui ferait trépigner d’impatience le plus imperturbable des cailloux, et je n’ai qu’une hâte : découvrir le tome 3.

Retrouver d’autres tomes chroniqués :
Tome 1 : Vers les étoiles

Voyage unique dans le Désert des couleurs

Dans le désert des couleurs, chaque grain de sable est un souvenir perdu et oublié. Marcher dans les dunes, c’est voir sa mémoire s’effacer. Alors pour se protéger, l’humanité s’est réfugiée dans le cratère d’un volcan. Mais depuis quelques temps, le sable monte chaque jour le long de ses pentes. Malgré les risques, une fille qui perd ses souvenirs, un garçon porteur de mémoire et un oiseau télépathe partent explorer le désert multicolore afin de trouver une solution pour lutter contre la crue. En chemin, ils se perdront. À la fin, ils se retrouveront.
~ Le Désert des couleurs, d’Aurélie Wellenstein – Scrineo
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J’avais envie de découvrir l’autrice depuis un moment, mais j’avais toujours un peu peur de la réputation très sombre de ses écrits. Quand j’ai découvert celui-ci en librairie, il m’a immédiatement interpelée, avec un résumé annonçant quelque chose de beaucoup plus lumineux…

J’attendais donc beaucoup de ce roman, et je n’ai pas du tout été déçue. L’écriture est belle, et crée avec un mélange de simplicité et de poésie un univers tangible, aux contours assez flous mais qui se dévoilent au fil du récit. Loin d’être frustrée par la concision de la mise en contexte, j’ai au contraire adoré la place que ces étendues de sable infinies laissent aux personnages pour se développer, et les innombrables passés que l’on peut imaginer derrière chaque grain de sable.

J’ai été conquise également par les personnages qu’elle a construits : ce duo d’explorateurs dont la mission pourra peut-être sauver le peuple entier, cet humaine et ce « demi-dieu » à la nature si particulière, ce frère et cette sœur à la relation complexe… Ils ont l’infini du désert pour eux seuls, mais ce roman est presque un huis clos au cœur de leur relation, sans cesse en évolution. Au fil des souvenirs, on assiste aux conflits et aux réconciliations, aux révélations, et quelque part presque en arrière plan, à l’avancement de leur quête.

L’autrice aborde dans ce roman un certain nombre de thématiques assez fortes, du traumatisme à la mémoire, des erreurs de l’humanité à la cause animale. Pourtant, j’ai trouvé qu’elle tentait de leur apporter une forme d’apaisement. Malgré certaines scènes très fortes, particulièrement poignantes, j’ai aimé la manière dont elle est parvenue à faire apparaître cet éclat de lumière coloré au milieu de l’obscurité…

Ce fut donc une première expérience particulièrement réussie avec Aurélie Wellenstein, une expérience unique, toute en nuance et en poésie, et j’essaierai de me procurer ses autres romans. D’ailleurs, lequel me conseillez-vous ? Est-ce que vous avez aimé celui-ci ?

Mois de l’imaginaire : le TAG des littératures SFFF !

Octobre vient tout juste de débuter, le mois de l’automne, des soupes et des citrouilles… Mais chez les éditeurs, c’est surtout le Mois de l’Imaginaire ! Pour l’occasion, de nombreux événements sont organisés, et les maisons d’édition remettent en lumière leurs anciennes et nouvelles parutions d’imaginaire. J’en profite donc moi aussi pour vous concocter un petit TAG spécial littératures SFFF, autour de notre rapport à ces univers et des titres qui nous ont marqués !

SF, fantasy ou fantastique ? 

Fantasy, sans une hésitation ! Je m’aventure parfois vers le fantastique, et me mets à explorer davantage la science-fiction, mais ce sont malgré tout les univers de fantasy qui me font le plus rêver et voyager…

Le livre qui représente ce que tu préfères en imaginaire

Pour son côté « conte » et « aventure initiatique », pour son univers incroyable devenu emblématique, pour son personnage si attachant et la part d’émerveillement qui transparaît tout au long du récit : Le Hobbit, de J.R.R. Tolkien !

Le sous-genre que tu aimes le moins ou que tu as le moins exploré

J’ai beaucoup de mal avec la romantasy (romance-fantasy), où j’ai trop souvent l’impression que l’univers imaginaire n’est qu’un prétexte pour raconter toujours la même romance… Sinon, je ne me suis toujours pas approchée de l’urban fantasy ou de la bit-lit ; un jour, qui sait ?

L’auteur.rice en qui tu as aveuglément confiance 

J’aurais pu dire Pratchett, dont les romans du Disque-Monde me font toujours passer un moment extraordinaire, mais il m’a malheureusement déçue lorsque j’ai voulu le découvrir dans un autre univers… Par contre, Brandon Sanderson est pour l’instant un sans faute, aussi bien en fantasy qu’en science-fiction !

Un livre que tu conseilles pour commencer la SFFF

Sans hésiter, l’univers de l’Assassin Royal, de Robin Hobb ! Il peut sembler impressionnant vu le nombre de tomes, mais l’univers est particulièrement fluide à appréhender, et l’autrice a un don pour créer des personnages qui nous poussent jusqu’aux plus sombres retranchements de nos émotions de lecteurs…

Une pépite trop peu connue 

Entre troll et ogre, de Marie-Catherine Daniel : un roman one-shot assez court, à l’univers d’une originalité déroutante et à la narration plutôt particulière, qui emmène ses lecteurs bien plus loin que le « simple » récit de fantasy…

L’univers imaginaire où tu aimerais passer des vacances

Même si le danger n’y est jamais vraiment loin, je serais très curieuse de passer une semaine à l’Institut St Mary’s, dans cet univers de Jodi Taylor où les historiens vont faire leurs recherches directement sur le terrain… Même pas peur, j’ai très envie de les suivre quelque temps ! Puis d’en revenir, bien entendu.

L’élément scénaristique qui te plaît à tous les coups 

Sans grande originalité, j’adore les récits qui emmènent un groupe de personnages à l’aventure ! Les voyages et les paysages, l’action et les rebondissements, les personnages différents qui se complètent dans une même quête… J’adore !

Ton dernier coup de cœur en SFFF 

Je ne sais pas encore s’il s’agira d’un coup de cœur, mais j’ai beaucoup aimé Le Désert des Couleurs, ma première découverte d’Aurélie Wellenstein. Ce roman m’a happée, touchée, bouleversée par moments, et j’en garde un très, très bon souvenir.

Ta lecture en cours ou ta prochaine lecture SFFF 

Je me suis récemment replongée dans la saga de science-fiction de Brandon Sanderson, avec son second tome Astrevise ; et pour l’instant c’est comme le premier : c’est génial et ça se dévore !

J’espère que ce petit TAG sur les littératures SFFF vous aura plu ; peut-être même avez-vous découvert de nouveaux titres ? Quoi qu’il en soit, n’hésitez pas à le reprendre de votre côté : répandons notre amour pour ce genre littéraire si divers, si vaste et si extraordinaire !

Journal d’un Assasynth, chroniques d’un androïde introverti

« J’aurais pu faire un carnage dès l’instant où j’ai piraté mon module superviseur ; en tout cas, si je n’avais pas découvert un accès au bouquet de chaînes de divertissement relayées par les satellites de la compagnie. 35 000 heures plus tard, aucun meurtre à signaler, mais, à vue de nez, un peu moins de 35 000 heures de films, de séries, de lectures, de jeux et de musique consommés. Comme impitoyable machine à tuer, on peut difficilement faire pire. »
Et quand notre androïde de sécurité met au jour un complot visant à éliminer les clients qu’il est censé protéger, il ne recule ni devant le sabotage ni devant l’assassinat ; il s’interpose même face au danger, quitte à y laisser des morceaux.
~ Journal d’un Assasynth : tomes 1 à 3, de Martha Wells – L’Atalante
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Quand sont passés dans mes mains les trois premiers tomes de cette série, que j’ai vu leur taille d’à peine 130 pages et le nombre de prix qu’ils ont reçus, je me suis dit que quitte à les avoir à disposition, autant prendre le temps de les découvrir. Et ce fut une excellente décision !

Au travers de ces trois tomes très courts (qui ne forment que le début de la saga semble-t-il), l’autrice met en place un univers de science-fiction très accessible et un personnage profondément attachant. Les codes du space opera réutilisés ici permettent de prendre rapidement ses marques, et c’est au travers du personnage et des intrigues que l’on découvre peu à peu les spécificités de cet univers-ci. Peu habituée à ce genre, justement, j’ai réussi à m’attacher dès le début au personnage, androïde à la personnalité très particulière : croise-t-on souvent un androïde dont la seule envie est de rester dans son coin à dévorer des séries TV ? En mettant en place un personnage décalé et un univers plutôt simplifié, l’autrice propose ici quelque chose d’assez original je trouve, et qui a très bien fonctionné avec moi !

Côté histoire, j’ai aussi énormément aimé ce que l’autrice propose : elle met en place dès le début une intrigue qu’elle poursuit comme un fil rouge sur chaque tome. Chacun présente un épisode à part entière, avec ses éléments de départ, son aventure et ses péripéties propres, mais s’inscrivant toujours dans la quête générale du personnage. En soi, les tomes se suffisent donc à eux-mêmes, et j’ai apprécié cet équilibre maîtrisé, qui donne davantage la sensation de se lancer dans une série aux épisodes courts et divertissants (est-ce d’ailleurs à mettre en parallèle avec l’amour du personnage principal pour une certaine série spatiale ?) que dans une (énième) grande saga épique où va se jouer le destin du monde.

Petit bémol à noter : j’ai eu davantage de mal avec le troisième tome. Contrairement aux deux autres, j’ai dû lire celui-ci en courtes et nombreuses sessions de lecture, et je crains que ce rythme morcelé, non aidé par un vocabulaire « spatial » très spécifique, ne m’ait empêchée de l’apprécier autant que je l’aurais voulu… J’essaierai néanmoins de mettre la main sur la suite, et je vous conseille chaleureusement cette série ! Si vous êtes particulièrement amateur.rice de science-fiction, je serais curieuse d’avoir votre avis sur ce que propose ici Martha Wells, et qui me semble mine de rien assez novateur.

Rentrée littéraire : les nouveautés de l’imaginaire 2022

J’ai peu l’habitude de garder un œil sur les nouveautés, mais comme la rentrée littéraire arrive, ça me semble l’occasion idéale pour en faire ressortir le travail des éditions de l’imaginaire, encore trop peu mis en avant à mon goût. Voici donc une petite sélection des prochaines nouveautés d’août et septembre qui me font envie !

25 août : Un pays de fantômes, de Margaret Killjoy – Argyll
> plus d’infos chez l’éditeur
Peu adepte des intrigues très politiques, j’ai quand même été plutôt intriguée par celui-ci… Peut-être à cause du personnage principal, journaliste en reportage, qui pourrait apporter une narration et un point de vue assez novateurs ? En tout cas, j’avais beaucoup aimé Le Chien du Forgeron de Camille Leboulanger, que proposait déjà l’éditeur, et j’aimerais continuer à découvrir son catalogue !

25 août : La maison des feuilles, de Mark Z. Danielewski – Monsieur Toussaint Louverture
> plus d’infos chez l’éditeur
J’avais entendu parler de cet objet littéraire non identifié il y a un sacré paquet de temps, et il m’avait profondément intriguée. Puis je n’y ai plus repensé, puis j’ai appris que Monsieur Toussaint Louverture comptait s’en charger, puis je n’y toujours pas repensé… Jusqu’à découvrir l’annonce de cette nouvelle édition ! Je trépigne donc d’impatience à l’idée de pouvoir enfin découvrir cet ouvrage, d’autant plus qu’il s’agira à n’en pas douter d’un objet-livre absolument sublime…

31 août : Un gars et son chien à la fin du monde, de C.A. Fletcher – J’ai Lu
> plus d’infos chez l’éditeur
L’apocalypse, les humains, la civilisation… Dans ce roman, réédition en poche d’un livre que je ne connaissais pas du tout, on va parler de chiens. Je suppose que le lien humain-animal va être une thématique importante, et ça me tente beaucoup (contrairement à celle du post-apo, qui me parle peu). Je suppose aussi que cette lecture a de grandes chances de me faire verser toutes les larmes de mon corps, mais on verra bien…

15 septembre : Un psaume pour les recyclés sauvages, de Becky Chambers – L’Atalante
> plus d’infos chez l’éditeur
J’entends énormément parler de Becky Chambers, avec des avis tous plus élogieux les uns que les autres : forcément, je finis par avoir envie de la découvrir… Il paraît que celui-ci est particulièrement doux et cosy, avec beaucoup de questionnements et un peu de thé. Est-ce qu’il m’en faut plus pour avoir envie de tenter le coup ? Non.

22 septembre : Vorrh, de B. Catling – Pocket
> plus d’infos chez l’éditeur
Réédition en poche lui aussi, il s’agit là d’un roman qui traîne depuis longtemps dans un coin de ma tête. Entre ses pages, je m’imagine une forêt mystérieuse, un voyage extraordinaire aux limites du monde réel, une expérience de lecture unique… Sur le papier, tous les éléments sont là pour me plaire, et peut-être que cette sortie en poche sera l’occasion pour moi de découvrir enfin cet univers !

J’ai l’impression que cette année, la rentrée littéraire de l’imaginaire est particulièrement orientée sur les univers de science-fiction et les civilisations futuristes. Ce n’est peut-être qu’une impression, mais il semble qu’en ce moment les nouveautés tendent avant tout à questionner et ré-imaginer nos sociétés présentes et futures, au détriment des histoires de mystère et de magie que propose la fantasy. Le genre serait-il arrivé au bout de ses limites ? Ne serait-il plus capable d’apporter des univers originaux ou d’aborder les problématiques contemporaines ? Ou ne s’agit-il que d’une vague, qui finira par reculer pour laisser une autre prendre sa place ?

Quoi qu’il en soit, je suis assez impatiente de pouvoir découvrir ces quelques titres que j’ai repérés ! Et vous, quelles sont les prochaines parutions qui vous font de l’œil pour cette rentrée littéraire ?

 

Bilan des éléments : retour sur le Mois de la Fantasy !

Ça y est, le Mois de la Fantasy 2022 est terminé ! Comme d’habitude, ç’a été un vrai plaisir de farfouiller dans ma pile à lire pour trouver des lectures qui correspondent à cette édition du challenge de Steff de Pikiti Bouquine, et j’avais réussi à trouver de quoi remplir chaque catégorie !

Bien entendu, je suis loin d’avoir tout lu, mais voici un petit récapitulatif des lectures que j’ai pu faire pour valider ce Mois de la Fantasy :

Mine de rien, ça représente donc pas mal de lecture pour moi (notamment grâce au pavé de Sanderson), et ce ne furent que de très belles découvertes ! Et vous, votre Mois de la Fantasy s’est bien passé ? Quelle a été votre meilleure lecture en mai ?

Nous partîmes 500 pour un voyage époustouflant

10 personnages, une quête, des dangers. Dans ce livre au suspense haletant, Clément Vuillier nous entraîne de paysage en paysage, au gré d’un voyage graphique muet qui fait passer le lecteur d’une jungle luxuriante à des glaciers venteux en passant par des steppes immenses, des forêts à loups, des cavernes obscures, des fougères à tiques, des déserts assoiffant, des volcans éruptant… Les héros et le lecteur s’y verront confrontés à leur destin, et devront l’affronter sans sourciller.
L’auteur s’amuse ici à malmener avec tendresse ses personnages du bout de sa plume, n’hésitant pas à éliminer les plus faibles au nom des lois de l’évolution. Peu s’en sortiront.
~ Nous partîmes 500, de Clément Vuillier – 3 fois par jour

Véritable O.V.N.I. (Objet Visuel Non Identifié), cet ouvrage a été repéré au détour d’une étagère de librairie et ramené à la maison où il a continué de m’intriguer, jusqu’à ce que je me décide à y plonger…

Sans un mot, tout en images, l’auteur nous embarque ici dans un voyage périlleux : au travers de nombreux paysages aussi grandioses que dangereux, au côté d’étranges personnages dont on ignore tout sauf l’incroyable détermination… J’ai beaucoup aimé cette ambiance graphique très particulière, qui semble peser sur les personnages sans pour autant être étouffante à la lecture.

Curieusement (ou peut-être était-ce intentionnel ?) j’ai trouvé cette lecture très ludique. Au début de leur aventure, les personnages sont au nombre de dix ; au fil des embûches, on les voit disparaître un par un… Il devient presque alors un jeu de les recompter à chaque planche pour trouver le disparu qui sera laissé en arrière dans ce nouveau paysage. J’ai aussi trouvé une certaine dose d’humour par moments, dans certaines actions des personnages…

Ma seule frustration est celle que j’ai dans la plupart des lectures graphiques : grosse lectrice de romans, j’ai parfois du mal à prendre le temps de profiter des illustrations lorsqu’il n’y a pas de mots. Ici, j’ai eu la sensation que ma lecture est passée un peu vite… Mais je m’y replongerai volontiers à l’occasion !

Il s’agit malheureusement d’un ouvrage qui n’est plus édité, donc si jamais vous le trouvez je vous encourage fortement au moins à le feuilleter, vous découvrirez que c’est une aventure qui vaut largement le détour… Et vous, quel O.V.N.I. avez-vous découvert récemment ?

Des baleines dans les étoiles et des paillettes dans les yeux…

Alors que le navire spatial du Capitaine Alexandra Levisky frôle les frontières de l’univers, personne ne s’attend à ce que la maladresse d’un membre de l’équipage libère une des légendaires baleines célestes. Seulement, la gigantesque fuyarde se dirige droit vers le cœur historique de la galaxie, au risque de détruire plusieurs mondes sur son passage…
~ Les baleines célestes, d’Élodie Serrano – Plume Blanche
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Du space opera à la couverture particulièrement violette : instinctivement, je ne me serais pas vraiment tournée vers ce roman ! Et pourtant, on me l’a mis dans les main, j’ai fait confiance, et j’ai adoré. Comme quoi des fois, c’est aussi simple que ça.

Je retiens de cette lecture un paisible sentiment de douceur et de légèreté. Certes, les événements ont des conséquences assez tragiques et pourraient le devenir bien plus encore, pourtant ce roman m’a plongée dans une telle bulle de sérénité ! Je me suis sentie lentement portée avec ce vaisseau, flottant dans l’espace au côté de ces êtres gigantesques et placides…

La plume est fluide et les pointes d’humour ont parfaitement fonctionné avec moi ! D’ailleurs, plus qu’un récit de jeunesse à proprement parler, j’ai plutôt trouvé que c’était un récit léger, frais, qui se lit et s’apprécie à tout âge. La panoplie de personnages rencontrés est haute en couleurs, et j’ai aimé la manière dont l’autrice a réussi dans un roman aussi court à instiller autant de cohésion entre ces personnages si hétéroclites !

En somme, j’ai vraiment passé un excellent moment avec cette lecture. Elle est légère, drôle et pleine de douceur : je vous la conseille chaleureusement !

Skyward : Vers les étoiles, ou de l’importance des champignons en territoire caverneux

Installés sur la planète Détritus depuis des décennies, les derniers survivants de l’espèce humaine tentent de résister aux attaques répétées des Krell, un mystérieux peuple extraterrestre. Dans ce monde rythmé par les batailles spatiales, les pilotes sont vénérés comme des héros et font frissonner les nouvelles générations prêtes à en découdre. Parmi eux, Spensa rêve depuis l’enfance de piloter son propre vaisseau et de prouver son courage. Car elle est la fille d’un lâche. Son père, l’un des meilleurs pilotes de la Force de Défense Rebelle, a été exécuté lors de la bataille d’Alta après avoir déserté le combat, et cet héritage pourrait bien coûter à Spensa sa place au sein de l’école de pilotage.
Plus que jamais déterminée à voler, elle redouble d’effort pour trouver sa place au sein d’une escouade de pilotes et convaincre sa hiérarchie que la lâcheté n’est pas héréditaire. Sa découverte accidentelle d’un vaisseau depuis longtemps oublié pourrait bien changer la donne…
~ Skyward – tome 1 : Vers les étoiles, de Brandon Sanderson – Le Livre de Poche
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Peu adepte du genre space opera mais curieuse de l’explorer, et faisant entièrement confiance à Brandon Sanderson qui m’a plus que conquise en fantasy, j’avais décidé que Skyward serait pour moi une lecture à ne pas manquer. Lorsque j’ai eu la chance de gagner un concours organisé par Amandine de @plume.et.chimere, plus d’hésitation possible : il me fallait découvrir cette nouvelle série…

Et quelle sublime lecture ce fut ! J’ai été happée dès les premières pages : Sanderson a ce don inouï de créer des univers à la fois profonds et novateurs tout en demeurant d’une limpidité absolue. Ici, j’ai retrouvé un mélange improbable de Star Wars et de Top Gun, avec tous les codes du space opera et bien d’autres choses autour : autant dire que j’ai été plus que séduite !

Un bon univers ne fait certes pas tout, mais ce roman me semble tout simplement dépourvu de défauts. J’ai adoré les personnages, notamment Spensa, ce personnage rarement aussi bien réussi de l’adolescente impulsive et perdue dans ses convictions. J’ai adoré l’histoire, mélange savant d’intrigue, de développement des personnages et de machinations politiques. J’ai adoré le style, fluide et bourré d’action. J’ai adoré les combats spatiaux, les vaisseaux intelligents, les jeunes personnages qui côtoient l’héroïne, le mystère, les rebondissements et révélations…

Pour une incursion hésitante dans le space opera, on peut dire que ce premier tome dévoré en quelques heures à peine est un franc succès ! Vivement la suite donc, et je ne saurais assez vous recommander de découvrir cet univers à votre tour si ce n’est pas encore fait !

Sauver l’Humanité : Johnny n’était pas prêt

Johnny est un jeune garçon moderne passionné de jeux vidéos. Justement, il vient d’en acquérir un nouveau : Le Sauveur de l’humanité ! Ça se passe dans l’espace et il s’agit de détruire un maximum de vaisseaux ennemis. Mais soudain, un message apparaît sur l’écran : « Nous nous rendons ». Johnny a beau chercher, cet épisode n’est pas prévu dans le mode d’emploi. Le voilà au début d’une sacrée aventure…
~ Les aventures de Johnny Maxwell, tome 1 : Le sauveur de l’humanité, c’est toi !, de Terry Pratchett – L’Atalante
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Avide dévoreuse des romans de Terry Pratchett dans l’univers du Disque-Monde, j’étais vraiment curieuse de découvrir ce dont l’auteur est capable dans un monde beaucoup plus contemporain. Alors j’ai tenté, et je saurai maintenant à quoi m’en tenir…

Sur le papier, tout était pourtant fait pour me plaire : un héros perdu, un bon vieux jeu vidéo, un univers loufoque et la plume si unique de Pratchett… Sauf que je n’ai accroché à rien du tout. Rien. Le gros flop.

Cette lecture m’a donné un énorme sentiment de flou. Plusieurs fois au cours de cette lecture pourtant très courte, j’ai tenté de me souvenir de l’intrigue, des enjeux… Et je n’en ai vu aucun. Pourquoi les personnages du jeu vidéo prennent-ils soudain vie ? D’où viennent-ils, pourquoi en partent-ils ? D’ailleurs, pourquoi Johnny ? J’ai trouvé très peu de réponses, et me suis même forcée un peu pendant ma lecture à chercher des questions, un semblant d’intérêt à l’intrigue…

Au-delà de l’intrigue, je ne me suis pas non plus attachée aux personnages. Johnny est d’une extrême banalité, les extra-terrestres sont bien trop peu exploités, et les rares camarades de Johnny se résument à quelques adjectifs et un surnom qui fait un peu grincer des dents en 2022. Quant au style si marqué de Pratchett, j’étais tellement perdue dans ce flou incompréhensible et inintéressant que je ne l’ai même pas aperçu…

Cette lecture fut donc une belle déception. Je continuerai à savourer les Annales du Disque-Monde (si d’ailleurs l’envie vous prend de vouloir y plonger à votre tour, je vous ai concocté un petit guide juste ici), mais en-dehors de cet univers je saurai malheureusement baisser mes attentes de cet auteur…