Père-des-Pierres, conte d’un ruisselet…

Ruisselet, neuvième fils d’un paysan des montagnes, s’enfuit de son village et part découvrir le monde.
Le monde est celui des mages de Westil.
L’histoire, celle d’un adolescent, comme si souvent dans l’œuvre d’Orson Scott Card, confronté à la découverte de ses pouvoirs, de sa stature et de ses responsabilités.
La tonalité, celle de la légende quand elle confine à la fable ou au mythe et quand elle adopte la musique si particulière aux grandes fantasies de Card, depuis Espoir-du-Cerf et Les Maîtres Chanteurs jusqu’aux Contes de la forêt des Eaux et à Trahison.
~ Père-des-Pierres, de Orson Scott Card – L’Atalante (ebook)
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Je sais qu’Orson Scott Card fait partie des grands noms de la fantasy, mais je n’ai encore lu aucun de ses ouvrages. Je sais que cette nouvelle s’inscrit dans l’un des univers, mais je ne m’y suis pas encore penchée. Ce que Père-des-Pierres m’a prouvé, c’est que pour l’un comme pour l’autre, il faudra y remédier…

Cette nouvelle, issue de l’univers des Mages de Westil, tient avant tout du conte : le style d’écriture m’a énormément rappelé tous ces recueils de contes bretons que j’aime lire, au ton à la fois très oral et plutôt grandiloquent. Le récit est empreint de merveilleux, avance vite quand il n’y a rien à dire, et parcourt en quelques mots des lieues ou des années pour raconter le destin incroyable d’un jeune garçon…

Ce garçon, justement, m’a énormément plu. On retrouve le stéréotype du héros ignorant qui va se découvrir des pouvoirs gigantesques, mais allez savoir pourquoi (le format conte peut-être ?), ça a parfaitement fonctionné avec moi. Ruisselet est un type de personnage pour lequel j’ai beaucoup d’affection : naïf, malhabile, un peu bêta, mais foncièrement bon. J’ai aimé le suivre dans sa fugue, rencontrer des gens, découvrir le monde…

Quant à l’univers, il m’a vraiment donné envie d’en connaître davantage. J’ai adoré le système de magie, intimement liée aux éléments et à la nature. Les mages sont unis à leur élément jusqu’à dans leur nom, dans leur nature profonde que la magie altère petit à petit. On aperçoit des tensions particulières entre les différents « ordres » que je suis curieuse d’observer dans les autres romans de cet univers.

Qu’il est bon de découvrir une nouvelle série de fantasy dans laquelle se plonger, un nouvel univers douillet, une nouvelle plume qui va nous bercer dans tant d’aventures… Et pour vous, y a-t-il un univers de fantasy particulièrement « doudou » dans lequel vous adorez retourner ?

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Inspirations concises

Un Noël presque parfait pour Agatha Raisin

Bientôt Noël. Le sapin sent le roussi pour Agatha Raisin qui ne digère toujours pas d’avoir été larguée par James Lacey. Pour se forcer à l’oublier, elle se lance à corps perdu dans la préparation du réveillon pour ses amis. Jusqu’à en faire une obsession…
Même le meurtre de Mrs Tamworthy, retrouvée morte après un repas arrosé à la ciguë ne la détourne pas de son but. Pourtant, la riche veuve avait prévenu Agatha : elle était convaincue qu’un membre de sa famille voulait la l’assassiner avant la fin de l’année. Se sentant quelque peu coupable, Agatha part sur les traces du meurtrier, bien décidée à le piéger avant le réveillon pour avoir le temps de préparer sa dinde !
~ Agatha Raisin: Kissing Christmas Goodbye (titre VF : Agatha Raisin : Un Noël presque parfait), de M.C. Beaton – Éditions Constable
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Le petit vent de renouveau lancé sur la série il y a quelques tomes, avec la lancée de l’agence de détectives d’Agatha, poursuit ici sa lancée, et ça fait toujours autant plaisir !

Le nouveau format donné à l’équipe d’Agatha, composée maintenant d’enquêteurs professionnels embauchés par son agence, fonctionne pour l’instant toujours autant pour moi : elle apporte tout un lot de personnages auxquels je commence à vraiment m’attacher, et permet d’introduire régulièrement de nouveaux arrivants tout aussi intéressants. Dans ce tome-ci, on rencontre par exemple la jeune Toni, dont j’ai apprécié l’esprit débrouillard, et avec qui Agatha tisse un lien plutôt inattendu. Par ailleurs, ses acolytes plus anciens développent le côté plus amical de leurs relations, et peuvent se montrer parfois plus touchants, protecteurs et dévoués à leur amie.

Mais comme toujours, c’est Agatha elle-même qui fait tout l’intérêt de chaque tome. Elle se met ici en tête d’organiser un Noël parfait, et s’il est drôle de voir les péripéties dans lesquelles elle s’embarque pour y arriver, j’ai trouvé touchant de voir se rassembler autour d’elle tous ces personnages qui se sont pris d’amitié pour notre détective préférée au fil des tomes.

Quant à l’enquête, elle est comme d’habitude haute en couleurs, avec des personnages extravagants, et un cadre cette fois-ci assez particulier. J’ai suivi ses rebondissements avec plaisir, et n’ayant pas forcément essayé de la résoudre moi-même, je n’avais rien vu venir des révélations finales…

Au final, j’ai donc passé une très agréable lecture avec ce dix-huitième tome des enquêtes d’Agatha Raisin, avec un personnage de plus en plus touchant et une ambiance toujours aussi agréable !

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Tome 17 : Cache-cache à l’hôtel

Le Corbeau d’Oxford : petits secrets en haute société

Oxford, 1960. Lorsque Sir Marcus Deering, un riche industriel de la région, reçoit plusieurs lettres de menace anonymes, il prend le parti de ne pas s’en inquiéter. Mais bientôt, un meurtre est commis, et les meilleurs éléments de la police d’Oxford sont mobilisés.
La toute jeune policière Trudy Loveday rêverait de participer à une affaire aussi importante, mais ses supérieurs coupent rapidement court à ses ambitions. Écartée de l’enquête et chargée d’assister le brillant mais peu amène Dr Clement Ryder, médecin légiste, sur une affaire classée, elle se retrouve pourtant très vite au cœur d’une énigme qui pourrait bien la mener sur la piste du mystérieux corbeau d’Oxford…
~ Loveday and Ryder, tome 1 : Le corbeau d’Oxford, de Faith Martin – Éditions Harper Collins (Noir)
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Et hop, un cosy mystery de plus, qui ne détrônera certainement pas ma chère Agatha Raisin, mais que j’ajouterai certainement à ma liste de séries à suivre tranquillement. Léger, agréable mais pas inoubliable, cette lecture a très bien rempli sa tâche de me faire passer une chouette lecture !

Contrairement à la plupart des autres romans du genre, celui-ci penche davantage du côté policier, avec les personnages de Trudy Loveday, fraîchement entrée dans les forces de l’ordre, et le Dr Clement Ryder, ancien légiste reconverti en coroner, qui forment un duo incongru mais plaisant. Du fait de leurs professions respectives, le récit se concentre beaucoup plus sur l’enquête en elle-même et s’en écarte peu. Je me suis plus attachée au duo de Loveday et Ryder, dans leurs interactions et leur fonctionnement, qu’aux personnages en eux-mêmes (quoique Ryder et ses problématiques de santé m’ont touchée), donc ce manque de profondeur ne m’a pas dérangée outre mesure.

L’histoire était quant à elle bien ficelée ! J’ai eu la satisfaction de deviner une partie des explications, sans pour autant avoir pu tout prédire, et ça m’arrive suffisamment rarement pour être souligné. L’intrigue est un vrai sac de nœuds, dont l’autrice tire plusieurs ficelles, et nous en dévoile les rapprochements peu à peu. J’ai parfois été un peu perdue, à perdre de vue l’un des fils (pour reprendre cette métaphore !) et ne plus me souvenir d’où il mène, mais je me suis laissée porter et, puisque finalement tout s’éclaire, cela n’a pas non plus posé de problème.

Ce premier tome ne sera pas inoubliable pour moi, mais m’aura fait passer une excellente lecture, au ton léger et au duo de protagonistes attachants : je lirai la suite avec plaisir ! Et vous, quelles sont vos séries préférées de cosy mystery ?

Saison d’Os et mafieux mystiques

2059. Paige travaille pour une organisation criminelle souterraine dans les rues de Scion-Londres, où elle récolte des informations en pénétrant dans l’esprit des gens. Car Paige est une marcherêve, une clairvoyante, et selon les règles de Scion, son existence même est déjà une trahison.
~ The Bone Season, tome 1 : Saison d’Os, de Samantha Shannon – De Saxus
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Allez savoir pourquoi, je suis passée complètement à côté de la déferlante qu’a été cette série. Et puis, on m’a mis ce premier tome dans les mains en me disant que c’était vachement bien, je l’ai lu… et effectivement, c’est vachement bien !

Alors que l’autrice nous plonge directement au cœur de son univers dès les premières pages, il peut paraître flou et confus. Le « changement de décor » subi assez rapidement par l’héroïne est d’autant plus déconcertant que je n’avais à ce moment-là pas encore complètement appréhendé les différents éléments de l’univers, mais tout s’est clarifié au fur et à mesure de la lecture. Au final, j’ai beaucoup aimé cet univers, qui rassemble dans une même mythologie toute une variété de pratiques ésotériques que l’on connaît, en faisant ici un art magique qui relie ceux qui en sont dotés à un monde parallèle d’âmes et d’esprits. J’ai également beaucoup aimé cette ambiance de hors-la-loi dans laquelle est baignée Paige, la protagoniste, et cette mafia à la hiérarchie et aux enjeux qu’on ne fait qu’apercevoir…

Une fois que l’univers est posé et que l’action est lancée, les péripéties s’enchaînent ! L’autrice ne perd pas de temps à trop s’installer dans une situation, et les protagonistes sont fréquemment bringuebalés d’une position inconfortable à une autre. Pour autant, les moments de pause existent, mais je les ai trouvés bien dosés, et permettent d’avoir un certain attachement pour les personnages et leur évolution (mise à part Paige, qui demeure peut-être un peu trop parfaite ?).

Mon seul léger regret, c’est de n’avoir pas été vraiment surprise par cette lecture. Je n’ai pourtant pas essayé de comprendre comment allait se terminer ce premier tome (et je n’aurais de toute manière pas deviné), mais à aucun moment je n’ai eu le « whaou » d’une révélation ou d’un retournement de situation… J’avais tout bonnement adoré Le Prieuré de l’Oranger, de la même autrice, et celui-là se place malheureusement un peu en-dessous.

Pour autant, j’ai vraiment passé une excellente lecture dans cet univers original, bel équilibre entre dystopie futuriste et fantasy mystique, avec une histoire palpitante qui promet des scènes assez épiques dans les tomes à venir. Je lirai la suite avec grand plaisir, je veux savoir ce que nous réserve l’autrice !

Lightfall, chaleur et bienveillance

Béa, une adolescente un peu anxieuse, vit sur la planète Irpa. Confrontée à l’étrange disparition de son grand-père Cochon Sorcier, fabricant de potions et gardien de la flamme éternelle, elle décide de partir à sa recherche. Avec l’aide du courageux Cad, un sympathique Galdurien, elle se lance dans une quête pour sauver la planète des ténèbres qui commencent à la recouvrir.
~ Lightfall : La Dernière Flamme, de Tim Probert – Éditions Gallimard Bande-dessinée
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Comme Grimoire Noir, voici un ouvrage que j’ai entamé sans rien en savoir, à part le sentiment que j’allais découvrir de magnifiques illustrations et une histoire touchante.

Dévorée en une soirée, cette histoire a plus que répondu à mes attentes ! Le style graphique est effectivement époustouflant, avec des paysages à couper le souffle et des types de personnages assez originaux, des couleurs gaies et chaleureuses… En bref, tout ce qu’il faut pour un petit univers douillet où il fait bon vivre des aventures !

En parlant d’aventures, nos protagonistes en vivent un sacré paquet ! J’ai aimé observer cette timide héroïne faire face à ses peurs pour se lancer dans sa quête familiale, et découvrir auprès de son curieux compagnon que bien des choses dépendent de leurs aventures. Les péripéties sont nombreuses, on fait des rencontres très variées, certaines meilleures que d’autres… On sent à travers le périple de Béa et Cad que l’univers et son histoire sont bien plus vastes qu’il n’y paraît – d’ailleurs, il n’y a aucune numérotation de tome sur la couverture, mais je me disais bien qu’une telle aventure ne pouvait pas se terminer en un seul volume… Fichue frustration ! C’est donc un début très prometteur, et j’ai hâte, très hâte de découvrir la suite.

Je retiendrai de cette lecture une atmosphère douce et chaleureuse, un style graphique superbe, un univers profond et énormément de bienveillance autour des personnages. Si c’est ce dont vous avez envie, foncez, je vous garantis une belle lecture !

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Inspirations vagabondes

Anne de Green Gables, une rencontre inoubliable

Cheveux désespérément roux, visage constellé de taches de rousseur, Anne Shirley est une petite fille curieuse, pleine d’énergie, souvent perdue dans ses pensées, parfois d’une gravité solennelle, sans aucun doute intemporelle. Difficile de résister à ce petit bout d’humanité de onze ans parfaitement imparfait, héroïne d’une série de romans qui a su conquérir des millions de lecteurs à travers le monde, Anne de Green Gables, écrit par Lucy Maud Montgomery, et dont le premier tome parut en 1908. Orpheline à l’esprit vif, à l’imagination sans bornes et qui adore employer de « grands mots », Anne se retrouve par erreur chez Marilla et Matthew Cuthbert qui attendaient un garçon pour les aider à la ferme.
~ Anne de Green Gables, de Lucy Maud Montgomery – Monsieur Toussaint Louverture
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Quand l’automne est arrivé, j’ai eu envie de l’accompagner avec une lecture pleine de douceur et de positivité, de grands espaces et d’ambiances cosy… Donc j’ai lu Anne de Green Gables, dans cette magnifique réédition de Monsieur Toussaint Louverture !

Ce ne fut pas le coup de cœur monumental que tout le monde semble avoir eu, parce que je savais justement que j’allais passer un bon moment. Mais si ce roman ne m’a pas ébouriffée, il m’a en tout cas fait passer une lecture tout bonnement délicieuse ! L’histoire, l’ambiance, tout correspondait à ce à quoi je m’attendais : un récit plutôt lent, passant d’anecdote en anecdote, suivant toujours cette jeune fille si pétillante et si lumineuse…

J’ai profondément adoré le personnage d’Anne, qui m’a à la fois touchée et inspirée. Sa vision du monde est remplie de fraîcheur, et j’ai énormément aimé sa manière de saupoudrer la moindre scène d’une belle dose de magie : elle accorde une importance toute particulière à l’imagination, qu’elle emmène au rang d’art, et elle donne la furieuse envie de suivre ses pas pour faire de chaque jour une aventure à part entière ! Les autres personnages ne sont pas en reste, puisque je le ai trouvés tous plus attachants les uns que les autres. Vu par les yeux d’Anne, il n’est pas difficile de voir le meilleur dans chacun d’entre eux ; à quelques exceptions près bien entendu !

Ce roman fait mine de rien la part belle à la nature, que l’on voit changer au cours du roman, au fil des saisons, toujours sublimée de façon très belle et poétique. Je me suis promenée à Green Gables, j’ai traversé les bois et les champs qui l’entourent… Il ressort aussi bien de cet environnement que du récit lui-même énormément de tendresse, d’optimisme, qui mettent du baume au cœur et donnent envie d’œuvrer, comme Anne, pour faire ressortir le meilleur de chaque détail du monde qui nous entoure !

Ce fut donc une lecture pleine de douceur, une rencontre marquante avec une jeune fille tellement inspirante, et maintenant que j’ai goûté aux délices de Green Gables, je n’ai qu’une envie… Y retourner !

L’Assassin Royal – Le poison de la vengeance : l’homme face à son destin

Royal, l’usurpateur monté sur le trône des Six-Duchés, est persuadé que Fitzchevalerie, son ennemi intime, est mort. Mais celui-ci, caché à l’écart de la cour avec Burrich, prépare sa vengeance…
~ L’Assassin Royal : Le poison de la vengeance, de Robin Hobb – J’ai Lu
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Petit à petit, j’avance dans ma découverte de l’Assassin Royal, et à chaque tome je me délecte toujours autant de l’avancée de Fitz vers sa destinée !

Si le tome précédent m’a mise en colère et remplie de frustration face aux agissements de Royal, celui-ci est beaucoup plus apaisé. Dépouillé d’une grande part de lui-même, Fitz est laissé seul face à ce qui lui reste, forcé de faire le point sur sa situation. Il s’observe, se remet en question, on le voit tantôt hésiter tantôt affermir sa résolution… C’est l’occasion pour le personnage de prendre un tournant dans son développement, et j’ai aimé pouvoir être témoin de ça.

En parallèle, on suit également sa relation avec Oeil-de-Nuit, qui subit elle aussi une certaine évolution, et qui est elle aussi au centre des questionnements que se pose le personnage sur une bonne partie du roman. Central comme jamais, j’ai aimé voir le loup se rapprocher de Fitz, le découvrir davantage et suivre son mode de pensée si particulier, voir son approche de la vie influer sur les réflexions du jeune homme…

La deuxième partie du récit se tourne davantage sur la suite des événements, et Fitz, toujours seul, met à l’épreuve ses nouvelles résolutions. Si le rythme reste lent, on replonge quand même dans davantage d’action. J’ai suivi avec appréhension l’avancée de Fitz sur cette route pleine de dangers, et je me suis demandé avec lui quelles personnes allaient devenir amis ou ennemis…Encore une fois, le tome se finit bien trop tôt et nous laisse la cruelle envie d’en savoir plus sur-le-champ !

Vivement la suite donc, qui attend sagement sur mes étagères… Et vous, vous en êtes où des aventures de l’Assassin Royal ?

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Tome 5 : La voie magique

Agatha Raisin, des trombes d’eau et d’émotions

Entre son agence de détective qui tourne au ralenti et les réunions des dames de Carsely, Agatha s’ennuie. Aussi est-elle enchantée lorsque son ex-mari James Lacey l’invite pour des vacances mais – horreur ! – sa conception d’un séjour idyllique est le petit hôtel décrépi de Burryhill-on-Sea où, enfant, il passait ses étés. Et tout va de mal en pis : quand un autre client de l’hôtel est assassiné, Agatha est la principale suspecte et se voit obligée de résoudre l’affaire depuis sa cellule de prison !
~ Agatha Raisin: Love, Lies and Liquor (titre VF : Agatha Raisin : Cache-cache à l’hôtel), de M.C. Beaton – Éditions Constable
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Quand je ne sais pas quoi lire, je lis un Agatha Raisin : c’est léger, prenant, ça se lit vite, et je suis tellement bien dans cet univers !

Ce tome-ci a été particulièrement agréable à lire. Depuis qu’Agatha a fondé son agence de détective privée, je trouve que la série a retrouvé un regain d’énergie, mais dans ce tome-ci c’est Agatha elle-même qui m’a surprise par son évolution ! Sa relation avec « les hommes de sa vie » prend un tournant inattendu, et ça fait du bien de voir Agatha reprendre du poil de la bête. Pour ce qui est de ses employés, je m’attache davantage à eux tome après tome, et j’ai aimé les voir prendre de l’importance dans son entourage aussi bien que dans l’enquête.

Concernant l’enquête en elle-même justement, j’ai eu peur au début qu’elle prenne le même chemin que celle d’un des tomes précédents, mais l’intrigue s’est rapidement démarquée, là encore avec des retournements de situation plutôt inattendus. L’équilibre entre l’avancée de l’enquête et des tribulations personnelles d’Agatha était plutôt bien géré, avançant de manière égale tout au long du récit. Mention spéciale pour la météo, pluvieuse bien comme il faut tout au long du livre, parfaite pour une lecture de fin d’été, quand on se languit de l’automne !

Je retiendrai donc de ce tome un très bon équilibre entre tous les éléments, et un certain renouveau qui fait du bien. J’espère que le tome suivant continuera sur cette lancée, parce que je suis encore loin de me lasser de cette chère Agatha Raisin ! Et vous, quels sont vos séries de cosy mystery préférées ?

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Tome 18 : Un Noël presque parfait

Et Dieu se leva du pied gauche : du sarcastique à l’abominable

Après avoir avoué à sa femme qu’il avait toujours détesté le thé, Ambroise Perrin se défenestre sous les yeux médusés des personnes présentes. Dans un palace vénitien, Louise Duval se réveille d’une soirée de gala et découvre que sept de ses collègues sont morts au même moment dans leur lit de cause inexpliquées. Rien ne lie ces deux affaires, si ce n’est leur mystère. C’est assez pour intéresser Evariste Fauconnier, enquêteur émérite spécialisé dans les affaires que personne ne peut résoudre. Entre crimes en série et esprits diaboliques, le fin limier va devoir dénouer les fils d’une gigantesque toile qui risque bien d’avaler son âme autant que sa raison.
~ Et Dieu se leva du pied gauche, d’Oren Miller – Éditions de l’Homme Sans Nom
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Il semble que quand je ne sais pas trop quoi lire, les enquêtes d’Évariste Fauconnier et Isabeau Le Du se trouvent toujours être pile ce qu’il me faut. Et pendant les vacances, cette lecture prenante, avec un bel équilibre de légèreté et de noirceur, a été pile le bon choix !

Quel délice de retrouver ces deux personnages ! Ils forment un duo très « Sherlock/Watson », comparable mais pas identique, et entretiennent une relation touchante derrière les constantes piques de sarcasme qui ponctuent chacun de leurs dialogues. Comme ma très chère Agatha Raisin, Évariste et Isabeau sont des personnages que j’adore retrouver, pour eux-mêmes peut-être même plus que pour les enquêtes sur lesquelles ils travaillent.

L’enquête quant à elle s’est avérée aussi palpitante que dans les tomes précédents, abordant ici un thème aussi fascinant qu’abominable (mais que je ne dévoilerai pas pour vous laisser le plaisir de la découverte). Partant rapidement de Venise, l’histoire se déroule en réalité presque exclusivement en Suisse, dans une petite ville près de la forêt. On est donc plongés dans une ambiance très particulière, où tout le monde connaît tout le monde mais où les secrets ont la dent dure, et où le mystère est omniprésent… J’avais en partie deviné quelques révélations à l’avance, mais ça n’a en rien entaché la fin grandiose.

Ce fut donc une excellente lecture, que j’aurais pu dévorer si j’avais eu une journée à ne rien faire d’autre ! Pour l’instant, ce tome est le dernier paru, à mon grand désespoir, et je croise tous mes doigts pour qu’elle continue…