Nous partîmes 500 pour un voyage époustouflant

10 personnages, une quête, des dangers. Dans ce livre au suspense haletant, Clément Vuillier nous entraîne de paysage en paysage, au gré d’un voyage graphique muet qui fait passer le lecteur d’une jungle luxuriante à des glaciers venteux en passant par des steppes immenses, des forêts à loups, des cavernes obscures, des fougères à tiques, des déserts assoiffant, des volcans éruptant… Les héros et le lecteur s’y verront confrontés à leur destin, et devront l’affronter sans sourciller.
L’auteur s’amuse ici à malmener avec tendresse ses personnages du bout de sa plume, n’hésitant pas à éliminer les plus faibles au nom des lois de l’évolution. Peu s’en sortiront.
~ Nous partîmes 500, de Clément Vuillier – 3 fois par jour

Véritable O.V.N.I. (Objet Visuel Non Identifié), cet ouvrage a été repéré au détour d’une étagère de librairie et ramené à la maison où il a continué de m’intriguer, jusqu’à ce que je me décide à y plonger…

Sans un mot, tout en images, l’auteur nous embarque ici dans un voyage périlleux : au travers de nombreux paysages aussi grandioses que dangereux, au côté d’étranges personnages dont on ignore tout sauf l’incroyable détermination… J’ai beaucoup aimé cette ambiance graphique très particulière, qui semble peser sur les personnages sans pour autant être étouffante à la lecture.

Curieusement (ou peut-être était-ce intentionnel ?) j’ai trouvé cette lecture très ludique. Au début de leur aventure, les personnages sont au nombre de dix ; au fil des embûches, on les voit disparaître un par un… Il devient presque alors un jeu de les recompter à chaque planche pour trouver le disparu qui sera laissé en arrière dans ce nouveau paysage. J’ai aussi trouvé une certaine dose d’humour par moments, dans certaines actions des personnages…

Ma seule frustration est celle que j’ai dans la plupart des lectures graphiques : grosse lectrice de romans, j’ai parfois du mal à prendre le temps de profiter des illustrations lorsqu’il n’y a pas de mots. Ici, j’ai eu la sensation que ma lecture est passée un peu vite… Mais je m’y replongerai volontiers à l’occasion !

Il s’agit malheureusement d’un ouvrage qui n’est plus édité, donc si jamais vous le trouvez je vous encourage fortement au moins à le feuilleter, vous découvrirez que c’est une aventure qui vaut largement le détour… Et vous, quel O.V.N.I. avez-vous découvert récemment ?

Suivre la piste des Dragons oubliés avec des étoiles dans les yeux

À la recherche des dragons oubliés Élian Black’Mor, arpenteur de mondes et grand voyageur, entreprend de retrouver la trace de ces créatures de légende que sont les dragons. De la Bretagne au Pays de Galles, de Paris à la Scandinavie et jusqu’à Saïgon, il parcourt le globe, visite des lieux extraordinaires chargés de mythologie, rencontre des personnages étranges. Entre effroi et fascination, il observe le comportement de ces êtres fabuleux et en étudie les particularités.
Partagez les découvertes de cet explorateur hors du commun à travers des carnets de voyage plus vrais que nature. Annotations, croquis, cartes, clichés photographiques… tout y est pour plonger le lecteur dans une quête unique empreinte de merveilleux et d’imaginaire. Vous aussi, partez sur la piste des dragons oubliés, vous ne serez pas déçu du voyage…
~ Sur la piste des Dragons oubliés, d’Elian Black’Mor et Carine M – Glénat
>> fiche livraddict

Parfois, il peut arriver qu’en un regard, en une fraction de seconde, on sache avec certitude qu’on se trouve en face d’une véritable pépite. C’est ce qui m’est arrivé dès j’ai vu celui-ci sur les rayonnages : un véritable coup de foudre. Il est rentré à la maison avec moi, je l’ai lu… Et ce fut en effet une expérience extraordinaire.

J’ai déjà lu des romans « carnet de voyage », retraçant à date et heures données des voyages fabuleux. Certains présentent uniquement du texte, d’autres incluent plus ou moins d’illustrations entre les paragraphes… Celui-ci est un vrai carnet de voyage. Si l’on se prend à croire que les dragons existent (que personne n’ose me contredire là-dessus), il pourrait s’agir d’un authentique compte-rendu de l’aventurier Elian Black’Mor des rencontres de ces mythiques créatures. Chaque page présente une mise en page différente, mêlant notes manuscrites, croquis, dessins plus travaillés, tickets de voyage et autres. On retrouve même un certain nombre d’ellipses temporelles inexpliquées, entrecoupées d’anecdotes plus ou moins importantes : il arrive que l’aventurier trouve le temps de noter ce qui lui passe par la tête, puis ne puisse plus toucher à son carnet pendant des jours…

Cet aspect très réaliste du format accentue d’autant plus l’émerveillement de chaque dragon croisé de loin ou de près. Puisqu’on est au cœur du voyage, on se tient nous aussi tout près de l’un d’entre eux alors qu’il s’abreuve, tandis qu’un autre nous passe en planant au-dessus de la tête… Et même sans eux, les paysages traversés, les ambiances particulières, du Grand Nord aux confins de l’Asie, sont autant de raisons de plonger tête la première dans cette aventure.

Cet ouvrage est une pépite : le récit transporte et enchante, et l’objet-livre en lui-même est absolument sublime ; chaque page mérite que l’on s’y attarde un peu, juste un peu plus…