Skyward : Vers les étoiles, ou de l’importance des champignons en territoire caverneux

Installés sur la planète Détritus depuis des décennies, les derniers survivants de l’espèce humaine tentent de résister aux attaques répétées des Krell, un mystérieux peuple extraterrestre. Dans ce monde rythmé par les batailles spatiales, les pilotes sont vénérés comme des héros et font frissonner les nouvelles générations prêtes à en découdre. Parmi eux, Spensa rêve depuis l’enfance de piloter son propre vaisseau et de prouver son courage. Car elle est la fille d’un lâche. Son père, l’un des meilleurs pilotes de la Force de Défense Rebelle, a été exécuté lors de la bataille d’Alta après avoir déserté le combat, et cet héritage pourrait bien coûter à Spensa sa place au sein de l’école de pilotage.
Plus que jamais déterminée à voler, elle redouble d’effort pour trouver sa place au sein d’une escouade de pilotes et convaincre sa hiérarchie que la lâcheté n’est pas héréditaire. Sa découverte accidentelle d’un vaisseau depuis longtemps oublié pourrait bien changer la donne…
~ Skyward – tome 1 : Vers les étoiles, de Brandon Sanderson – Le Livre de Poche
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Peu adepte du genre space opera mais curieuse de l’explorer, et faisant entièrement confiance à Brandon Sanderson qui m’a plus que conquise en fantasy, j’avais décidé que Skyward serait pour moi une lecture à ne pas manquer. Lorsque j’ai eu la chance de gagner un concours organisé par Amandine de @plume.et.chimere, plus d’hésitation possible : il me fallait découvrir cette nouvelle série…

Et quelle sublime lecture ce fut ! J’ai été happée dès les premières pages : Sanderson a ce don inouï de créer des univers à la fois profonds et novateurs tout en demeurant d’une limpidité absolue. Ici, j’ai retrouvé un mélange improbable de Star Wars et de Top Gun, avec tous les codes du space opera et bien d’autres choses autour : autant dire que j’ai été plus que séduite !

Un bon univers ne fait certes pas tout, mais ce roman me semble tout simplement dépourvu de défauts. J’ai adoré les personnages, notamment Spensa, ce personnage rarement aussi bien réussi de l’adolescente impulsive et perdue dans ses convictions. J’ai adoré l’histoire, mélange savant d’intrigue, de développement des personnages et de machinations politiques. J’ai adoré le style, fluide et bourré d’action. J’ai adoré les combats spatiaux, les vaisseaux intelligents, les jeunes personnages qui côtoient l’héroïne, le mystère, les rebondissements et révélations…

Pour une incursion hésitante dans le space opera, on peut dire que ce premier tome dévoré en quelques heures à peine est un franc succès ! Vivement la suite donc, et je ne saurais assez vous recommander de découvrir cet univers à votre tour si ce n’est pas encore fait !

Blackwater 1 & 2 : mystère en eaux troubles

Alors que les flots sombres et menaçants de la rivière submergent Perdido, une petite ville du sud de l’Alabama, les Caskey, une riche famille de propriétaires, doivent faire face aux innombrables dégâts provoqués par la crue. Mené par Mary-Love, la puissante matriarcale, et par Oscar, son fils dévoué, le clan s’apprête à se relever. Maus c’est compter sans l’apparition, aussi soudaine que mystérieuse, d’Elinor Dammert, jeune femme séduisante au passé trouble, dont le seul dessein semble être de s’immiscer au cœur de la famille Caskey.

Tandis que la ville se remet à peine d’une crue dévastatrice, le chantier d’une digue censée la protéger charrie son lot d’imprévus : main-d’oeuvre incontrôlable, courants capricieux, disparitions inquiétantes… Pendant ce temps dans le clan Caskey, Mary-Love, la matriarcale, voit ses machinations se heurter à celles d’Elinor, son étrange belle-fille, mais la lutte ne fait que commencer. Manigances, alliances contre-nature, sacrifices, tout est permis. À Perdido, les mutations seront profondes, et les conséquences, irréversibles.

~ Blackwater tome 1 : La crue & tome 2 : La digue, de Michael McDowell – Monsieur Toussaint Louverture
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Si vous avez gardé un œil sur les sorties du moment ou fait un tour sur les réseaux sociaux, vous avez certainement vu passer ces petits livres qui font tant parler d’eux : la série Blackwater ! Publiée tome par tome toutes les deux semaines comme le feuilleton qu’elle était à l’origine, j’ai l’impression que c’est LA parution du moment, et pour une fois je n’ai pas raté le coche de cette lecture commune à grande échelle !

Ce qui surprend dès le début, c’est le mélange incongru qu’elle propose : une saga familiale au rythme lent et à l’ambiance presque somnolente, tout juste perturbée par les remous des inimités allant et venant entre les personnages… où apparaît soudain un fantastique presque horrifique, aussi ténu qu’omniprésent. Ces éléments sont en effet toujours là, quelque part en arrière-plan, et j’ai beaucoup aimé la manière dont l’intrigue tourne autour en permanence, tout en ne l’approchant jamais vraiment. Au fur et à mesure de la lecture, l’envie de réponse grandit, tout comme la certitude frustrante que l’auteur ne nous dévoilera rien avant le dernier moment…

Chaque roman est court et se dévore. L’écriture est fluide ; peut-être un peu distanciée, objective, mais elle correspond vraiment à l’idée que je me fais du style de narration d’un vieux roman-feuilleton américain, et j’ai trouvé qu’il participait même à me plonger dans l’atmosphère ! Les petites intrigues s’emmêlent et se démêlent au fil des pages, et on les engloutit avidement pour découvrir si, oui ou non, l’auteur va enfin daigner nous donner un infime indice sur le mystère qui plane au-dessus de Perdido !

Comme beaucoup, je me suis laissée prendre au jeu des histoires familiales, et les secrets des uns et des autres m’intriguent maintenant tout autant que celui, bien plus étrange, d’Elinor… Autant dire que je vais dévorer la suite comme j’ai dévoré ces deux premiers tomes !

Et vous, vous suivez la parution des Blackwater ? La série vous intrigue-t-elle ?

L’Assassin Royal – La voie magique : en chemin vers l’inconnu…

Le roi Vérité est vivant ! Il a imposé une ultime mission à Fitz : « Rejoins-moi ! Loin sur les sentiers mystérieux de l’Art, au-delà du royaume des montagnes, le jeune homme se met en quête pour répondre à l’appel de son souverain affaibli. Mais il reste seul, pourchassé par les forces de Royal, l’usurpateur, et sans possibilité de compter sur ses propres alliés, qui le manipulent comme un simple pion. Or d’autres forces sont en marche… Dans son périple, Fitz va en effet se voir révéler son véritable statut : c’est par lui que s’accomplira, ou sera réduit à néant, le destin du royaume des Six-Duchés, et c’est là une charge bien lourde à porter quand on est traqué par ses ennemis, trahi par ses proches, et affaibli par la magie…
~ L’Assassin Royal – tome 5 : La voie magique, de Robin Hobb – J’ai Lu
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Ce cinquième tome se place dans le prolongement direct du tome précédent : toujours sur les routes, Fitz poursuit son voyage vers le Nord, luttant péniblement contre les volontés qui le voudraient anéanti.

Alors que le tome 4 est plus lent, plus introspectif puisque Fitz se retrouve seul face à lui-même, ce tome 5 reprend un rythme plus soutenu et les péripéties s’enchaînent ! Ses relations avec les personnages rencontrés au cours de son voyage évoluent, se densifient, et la sensation du but qui se rapproche est particulièrement prenante et très bien retranscrite. Le mystère reste entier sur leur destination et ce que l’équipée va y trouver, et on ne peut que spéculer au vu des visions qui tourmentent le jeune garçon.

J’ai eu le bonheur – comme Fitz – de retrouver un personnage que j’appréciais beaucoup lorsque le jeune garçon l’a côtoyé à Castelcerf. Il m’intriguait déjà à l’époque, et l’autrice lui donne dans ce tome-ci encore davantage de profondeur, et sa part de mystère ne fait que grandir ; que j’ai hâte d’en découvrir plus sur lui ! Fitz fait également la rencontre d’une vieille femme au caractère bien trempé et au passé obscur qui, elle aussi, titille ma curiosité…

Ce tome-ci est l’avant-dernier du cycle de la première époque, et on sent que l’autrice met les éléments en place pour préparer le final du tome suivant qui, j’espère, sera grandiose ! De quoi ai-je donc le plus hâte : terminer ce premier cycle, ou commencer (enfin !) les Aventuriers de la Mer ?

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Tome 4 : Le poison de la vengeance

Un Haut-Royaume toujours plus sombre…

Après la mort du Haut-Roi, s’ensuit une période de deuil pour le Haut-Royaume – période durant laquelle les complots se trament et les dagues s’aiguisent avant l’ouverture du testament royal. Le prince Yrdel, héritier légitime, et le prince Alan, soutenu par la reine et son frère le prince-cardinal Jall, se disputent déjà le trône en coulisses. Comme ils se disputent les faveurs de Lorn, capitaine d’une Garde d’Onyx de plus en plus puissante et influente…
De son côté, Lorn poursuit comme toujours ses propres objectifs tout en semblant servir le Haut-Royaume. Et quand la Guerre des Trois Princes éclate, il pourrait bien être celui qui apportera la victoire…
~ Haut-Royaume, tome 3 : Le Roi, de Pierre Pevel – Bragelonne
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J’ai une affection toute particulière pour cette saga, découverte il y a déjà quelques années : j’avais dévoré les deux premiers tomes, attendu la sortie du troisième en poche… et complètement oublié de continuer depuis. Il est plus que temps de rattraper mon retard !

Avant de me plonger dans ce tome 3, j’ai pris le temps de redécouvrir les deux premiers tomes en audio, et j’ai bien fait : je connaissais déjà l’histoire donc ça ne posait pas de problème de l’écouter d’une oreille distraite, et ça m’a permis de me rappeler pas mal de détails ! D’autant plus que cette version audio est plutôt bien lue et s’écoute facilement.

Quel bonheur de retrouver ces personnages et cet univers ! Comme les deux premiers, j’ai dévoré ce tome-ci en quelques heures à peine : le style est fluide et les pages se tournent à une vitesse folle… Les intrigues se complexifient, sans pour autant que l’on s’y perde, et il devient passionnant de suivre l’évolution des enjeux qui entourent les héritiers du trône.

Mais le sujet central est et demeure Lorn, ce personnage toujours aussi sombre, dont j’ai particulièrement aimé l’évolution dans ce tome-ci. Jusqu’à présent, il était celui que l’on suivait et tenait en haute estime. Petit à petit, à mesure que son humeur s’obscurcit, ses motivations deviennent moins claires, jusqu’à ce qu’on ne puisse plus savoir vraiment quels sont ses desseins et si on peut toujours, loyal lecteur, se fier à lui ou non…

Ce tome me relance donc dans cette saga chouchou, et j’y ai trouvé plus que mon compte : de l’action et des complots, des rebondissements, et un personnage de plus en plus mystérieux… Vivement le tome suivant !

Sauver l’Humanité : Johnny n’était pas prêt

Johnny est un jeune garçon moderne passionné de jeux vidéos. Justement, il vient d’en acquérir un nouveau : Le Sauveur de l’humanité ! Ça se passe dans l’espace et il s’agit de détruire un maximum de vaisseaux ennemis. Mais soudain, un message apparaît sur l’écran : « Nous nous rendons ». Johnny a beau chercher, cet épisode n’est pas prévu dans le mode d’emploi. Le voilà au début d’une sacrée aventure…
~ Les aventures de Johnny Maxwell, tome 1 : Le sauveur de l’humanité, c’est toi !, de Terry Pratchett – L’Atalante
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Avide dévoreuse des romans de Terry Pratchett dans l’univers du Disque-Monde, j’étais vraiment curieuse de découvrir ce dont l’auteur est capable dans un monde beaucoup plus contemporain. Alors j’ai tenté, et je saurai maintenant à quoi m’en tenir…

Sur le papier, tout était pourtant fait pour me plaire : un héros perdu, un bon vieux jeu vidéo, un univers loufoque et la plume si unique de Pratchett… Sauf que je n’ai accroché à rien du tout. Rien. Le gros flop.

Cette lecture m’a donné un énorme sentiment de flou. Plusieurs fois au cours de cette lecture pourtant très courte, j’ai tenté de me souvenir de l’intrigue, des enjeux… Et je n’en ai vu aucun. Pourquoi les personnages du jeu vidéo prennent-ils soudain vie ? D’où viennent-ils, pourquoi en partent-ils ? D’ailleurs, pourquoi Johnny ? J’ai trouvé très peu de réponses, et me suis même forcée un peu pendant ma lecture à chercher des questions, un semblant d’intérêt à l’intrigue…

Au-delà de l’intrigue, je ne me suis pas non plus attachée aux personnages. Johnny est d’une extrême banalité, les extra-terrestres sont bien trop peu exploités, et les rares camarades de Johnny se résument à quelques adjectifs et un surnom qui fait un peu grincer des dents en 2022. Quant au style si marqué de Pratchett, j’étais tellement perdue dans ce flou incompréhensible et inintéressant que je ne l’ai même pas aperçu…

Cette lecture fut donc une belle déception. Je continuerai à savourer les Annales du Disque-Monde (si d’ailleurs l’envie vous prend de vouloir y plonger à votre tour, je vous ai concocté un petit guide juste ici), mais en-dehors de cet univers je saurai malheureusement baisser mes attentes de cet auteur…

Les Chroniques de St-Mary’s : histoire, complots et explosions

À l’institut St Mary de recherche historique, les historiens n’étudient pas seulement le passé, ils le visitent.
Derrière l’innocente façade de St Mary, le secret du voyage dans le temps a été découvert et reste bien gardé. Les chercheurs en Histoire ont ainsi une méthode de travail tout à fait particulière : ils « étudient en temps réel les événements majeurs de l’Histoire ». En se faisant passer pour d’inoffensifs excentriques, ils tentent de répondre à certaines questions qui n’ont jamais été résolues, sans jamais toucher au cours de l’Histoire… au risque d’en mourir.
Madeleine Maxwell, une jeune et brillante historienne est contactée par son ancien professeur afin de rejoindre l’équipe de l’Institut St Mary. Au cours de son étrange entretien d’embauche, Maxwell comprend vite les possibilités qui s’offrent à elle…
De la disparition de Pompéi aux tranchées de la Première Guerre mondiale, du grand incendie de Londres à la destruction de la bibliothèque d’Alexandrie, la jeune historienne va revivre d’extraordinaires événements. Alors qu’au sein de l’institut naissent des enjeux de pouvoir…
~ Les chroniques de St Mary’s, tome 01 : Un monde après l’autre, de Jodi Taylor – Éditions HC
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Peut-on avoir un « coup de cœur-doudou » ? Non pas la claque énormissime, mais ce moment de lecture tellement agréable que, immédiatement, tous les tomes suivants passent tout droit dans la catégorie « pioche des lectures doudou ultimes » ? Parce que je crois bien que c’est l’effet que m’a fait cette lecture. Du début à la fin, j’ai adoré. J’ai été emportée, j’ai dévoré les pages par dizaines, et à la fin je n’avais qu’une envie : en reprendre encore un peu.

Premièrement, j’ai tout de suite accroché avec le personnage principal, Madeleine Maxwell. Elle est drôle, dynamique, et j’ai apprécié de ne pas avoir, pour une fois, une héroïne qui mette la moitié d’un tome à comprendre la situation et l’autre à se questionner en permanence… Comme les lecteurs, Maxwell se plonge tête baissée dans les événements pour y défendre bec et ongles ses valeurs et ses convictions !

L’Institut, ensuite, représente presque un individu à part entière : complètement fantasques, obstinés et indisciplinés, ses membres forment un véritable chaos organisé, une communauté soudée qu’il est bon de voir se déployer autour de Maxwell. J’avoue que c’est cet Institut, cette ambiance si chaleureuse et explosive, que j’ai le plus hâte de retrouver dans les prochains tomes…

Côté intrigue, rien à redire non plus ! Le récit est bourré d’action – tout en ne négligeant pas de créer un réel attachement pour les personnages – et les pages défilent si vite ! J’ai même eu la surprise de voir se terminer la première intrigue assez rapidement, pour qu’ensuite une pléthore de rebondissements viennent clôturer ce premier tome en beauté.

Je pense que c’est clair : j’ai extrêmement hâte de retourner à St Mary ! Et vous, vous connaissez cette série ? Quelle saga vous fait cet effet « doudou ultime » ?

Les Dames de Marlow : meurtres et mots-croisés

Dans la petite ville de Marlow, en Angleterre, Judith Potts, 77 ans, mène la vie qui lui plaît. Elle boit un peu trop de whisky et se baigne toute nue dans la Tamise, et alors ? Au pays des excentriques, elle est la reine !
Un soir, elle entend, provenant de la maison de son voisin, un cri suivi d’un coup de feu. Elle en est sûre : un meurtre a été commis. Mais la police ne la croit pas. Pas d’énigme sans solution pour Judith Potts ! La vieille anglaise passionnée de mots-croisés va se lancer dans l’enquête avec, à ses côtés, Becks, la femme du vicaire, et Suzie, la promeneuse de chien et commère attitrée de Marlow. Vous reprendrez bien un nuage de crime avec votre thé ?
~ Les dames de Marlow enquêtent, tome 1 : Mort compte triple, de Robert Thorogood – La Martinière
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Amatrice de cosy mystery à mes heures perdues, j’ai évidemment été attirée par le résumé loufoque de cette nouvelle série : ni une ni deux, j’ai foncé.

Il est un mystère qui ne restera pas secret bien longtemps : j’ai adoré cette lecture ! Allez savoir pourquoi, à chaque fois que je me lance dans une nouvelle série de cosy mystery, j’ai toujours la petite appréhension de tomber dans un récit écrit à la va-vite, qui surfe sur la vague des tendances actuelles sans vraiment apporter grand chose. Ici, j’ai été agréablement surprise, aussi bien par les personnages que par l’intrigue.

J’ai immédiatement été prise d’affection pour Judith Potts, la protagoniste principale, qui est à la fois complètement loufoque et pleine de nuances. Mine de rien, on la voit déjà évoluer un peu dans ce premier tome, et l’étrange trio qu’elle forme avec Becks et Suzie est plutôt touchant : elles savent s’entraider et se complètent d’une très belle manière. J’ai hâte de les voir à nouveau à l’œuvre !

Quant à l’intrigue, pour une fois, elle ne m’a pas embrouillé le cerveau ! Malgré quelques pistes un peu faibles et rapidement abandonnées au début, j’ai bien aimé la manière dont les éléments apparaissent un à un : chaque nouvelle découverte amène à complètement revoir nos théories et à réétudier les liens entre les protagonistes. Alors que je me laisse habituellement porter, cette fois-ci j’ai même réussi à deviner une partie de la résolution !

Si j’entrais dans cette enquête curieuse mais avec un peu d’appréhension, j’ai vite été conquise par les personnages et la narration. L’ambiance est tout juste comme je les aime, et l’équilibre entre les éléments est maîtrisé : je lirai la suite de cette nouvelle série avec grand plaisir !

Le Livre des Radieux partie 1 : encore une bonne dose d’épique qui va bien

Roshar, terre de pierres et de tempêtes. Des siècles ont passé depuis la chute des Chevaliers Radieux, mais leurs avatars, des épées et des armures mystiques qui transforment des hommes ordinaires en guerriers invincibles, sont toujours là.
Au cœur des Plaines Brisées, Kaladin lutte depuis dix ans dans une guerre insensée. Dalinar, le chef d’une des armées, est fasciné par un texte ancien, La Voie des rois. Au-delà de l’océan, la jeune Shallan apprend la magie et découvre certains secrets des Chevaliers Radieux…
~ Les Archives de Roshar, tome 2 : Le Livre des Radieux (partie 1), de Brandon Sanderson – Le Livre de Poche (ebook)
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Moi qui m’étais promis de ne pas trop tarder à poursuivre cette saga pour ne pas finir par oublier la moitié des événement, presque un an après j’ai pourtant bien failli en arriver là !

Après avoir relu en diagonale accélérée les dernières pages du premier tome, c’est avec énorme soupir de contentement que je me suis replongée dans cet univers avec la première partie du tome 2. Comme le premier, celui-ci est extrêmement riche en rebondissements, bourré d’action, et les révélations m’ont encore une fois retourné le cerveau.

Dans ce demi-tome, on suit de plus près certains personnages que j’ai apprécié de découvrir davantage. Kaladin et Dalinar, par exemple, sont des personnages pour lesquels j’ai beaucoup de respect, et dont j’apprécie l’évolution. J’ai un peu moins d’affection pour Shallan, mais j’ai l’impression que l’archétype de « l’érudit » en fantasy ne me plaît simplement pas tant que ça… Par contre, je suis ravie du tournant que prend son voyage, je suis curieuse d’en savoir plus !

Au fil du récit, alors que le délai semble approcher, on ressent de plus en plus à quel point ce qui est sur le point d’arriver est immense. Lecteurs comme personnages, on ne peut qu’appréhender l’arrivée de ce moment fatidique, même si, bien au chaud dans mon canapé, j’ai quand même très hâte de voir ce que l’auteur nous réserve…

Je devrais maintenant me tourner vers la deuxième partie pour ne pas risquer de répéter ma presque-erreur, mais je me laisse néanmoins le temps de digérer cette première moitié riche en émotions !

Père-des-Pierres, conte d’un ruisselet…

Ruisselet, neuvième fils d’un paysan des montagnes, s’enfuit de son village et part découvrir le monde.
Le monde est celui des mages de Westil.
L’histoire, celle d’un adolescent, comme si souvent dans l’œuvre d’Orson Scott Card, confronté à la découverte de ses pouvoirs, de sa stature et de ses responsabilités.
La tonalité, celle de la légende quand elle confine à la fable ou au mythe et quand elle adopte la musique si particulière aux grandes fantasies de Card, depuis Espoir-du-Cerf et Les Maîtres Chanteurs jusqu’aux Contes de la forêt des Eaux et à Trahison.
~ Père-des-Pierres, de Orson Scott Card – L’Atalante (ebook)
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Je sais qu’Orson Scott Card fait partie des grands noms de la fantasy, mais je n’ai encore lu aucun de ses ouvrages. Je sais que cette nouvelle s’inscrit dans l’un des univers, mais je ne m’y suis pas encore penchée. Ce que Père-des-Pierres m’a prouvé, c’est que pour l’un comme pour l’autre, il faudra y remédier…

Cette nouvelle, issue de l’univers des Mages de Westil, tient avant tout du conte : le style d’écriture m’a énormément rappelé tous ces recueils de contes bretons que j’aime lire, au ton à la fois très oral et plutôt grandiloquent. Le récit est empreint de merveilleux, avance vite quand il n’y a rien à dire, et parcourt en quelques mots des lieues ou des années pour raconter le destin incroyable d’un jeune garçon…

Ce garçon, justement, m’a énormément plu. On retrouve le stéréotype du héros ignorant qui va se découvrir des pouvoirs gigantesques, mais allez savoir pourquoi (le format conte peut-être ?), ça a parfaitement fonctionné avec moi. Ruisselet est un type de personnage pour lequel j’ai beaucoup d’affection : naïf, malhabile, un peu bêta, mais foncièrement bon. J’ai aimé le suivre dans sa fugue, rencontrer des gens, découvrir le monde…

Quant à l’univers, il m’a vraiment donné envie d’en connaître davantage. J’ai adoré le système de magie, intimement liée aux éléments et à la nature. Les mages sont unis à leur élément jusqu’à dans leur nom, dans leur nature profonde que la magie altère petit à petit. On aperçoit des tensions particulières entre les différents « ordres » que je suis curieuse d’observer dans les autres romans de cet univers.

Qu’il est bon de découvrir une nouvelle série de fantasy dans laquelle se plonger, un nouvel univers douillet, une nouvelle plume qui va nous bercer dans tant d’aventures… Et pour vous, y a-t-il un univers de fantasy particulièrement « doudou » dans lequel vous adorez retourner ?

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Inspirations concises

Un Noël presque parfait pour Agatha Raisin

Bientôt Noël. Le sapin sent le roussi pour Agatha Raisin qui ne digère toujours pas d’avoir été larguée par James Lacey. Pour se forcer à l’oublier, elle se lance à corps perdu dans la préparation du réveillon pour ses amis. Jusqu’à en faire une obsession…
Même le meurtre de Mrs Tamworthy, retrouvée morte après un repas arrosé à la ciguë ne la détourne pas de son but. Pourtant, la riche veuve avait prévenu Agatha : elle était convaincue qu’un membre de sa famille voulait la l’assassiner avant la fin de l’année. Se sentant quelque peu coupable, Agatha part sur les traces du meurtrier, bien décidée à le piéger avant le réveillon pour avoir le temps de préparer sa dinde !
~ Agatha Raisin: Kissing Christmas Goodbye (titre VF : Agatha Raisin : Un Noël presque parfait), de M.C. Beaton – Éditions Constable
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Le petit vent de renouveau lancé sur la série il y a quelques tomes, avec la lancée de l’agence de détectives d’Agatha, poursuit ici sa lancée, et ça fait toujours autant plaisir !

Le nouveau format donné à l’équipe d’Agatha, composée maintenant d’enquêteurs professionnels embauchés par son agence, fonctionne pour l’instant toujours autant pour moi : elle apporte tout un lot de personnages auxquels je commence à vraiment m’attacher, et permet d’introduire régulièrement de nouveaux arrivants tout aussi intéressants. Dans ce tome-ci, on rencontre par exemple la jeune Toni, dont j’ai apprécié l’esprit débrouillard, et avec qui Agatha tisse un lien plutôt inattendu. Par ailleurs, ses acolytes plus anciens développent le côté plus amical de leurs relations, et peuvent se montrer parfois plus touchants, protecteurs et dévoués à leur amie.

Mais comme toujours, c’est Agatha elle-même qui fait tout l’intérêt de chaque tome. Elle se met ici en tête d’organiser un Noël parfait, et s’il est drôle de voir les péripéties dans lesquelles elle s’embarque pour y arriver, j’ai trouvé touchant de voir se rassembler autour d’elle tous ces personnages qui se sont pris d’amitié pour notre détective préférée au fil des tomes.

Quant à l’enquête, elle est comme d’habitude haute en couleurs, avec des personnages extravagants, et un cadre cette fois-ci assez particulier. J’ai suivi ses rebondissements avec plaisir, et n’ayant pas forcément essayé de la résoudre moi-même, je n’avais rien vu venir des révélations finales…

Au final, j’ai donc passé une très agréable lecture avec ce dix-huitième tome des enquêtes d’Agatha Raisin, avec un personnage de plus en plus touchant et une ambiance toujours aussi agréable !

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Tome 17 : Cache-cache à l’hôtel